L AMOUR

 

Passer ses jours à désirer,
Sans trop savoir ce qu’on désire ;
Au même instant rire et pleurer,
Sans raison de pleurer et sans raison de rire ;
Redouter le matin et le soir souhaiter
D’avoir toujours droit de se plaindre,
Craindre quand on doit se flatter,
Et se flatter quand on doit craindre ;
Adorer, haïr son tourment ;
À la fois s’effrayer, se jouer des entraves ;
Glisser légèrement sur les affaires graves,
Pour traiter un rien gravement,
Se montrer tour à tour dissimulé, sincère,
Timide, audacieux, crédule, méfiant ;
Trembler en tout sacrifiant,
De n’en point encore assez faire ;
Soupçonner les amis qu’on devrait estimer ;
Être le jour, la nuit, en guerre avec soi-même ;
Voilà ce qu’on se plaint de sentir quand on aime,
Et de ne plus sentir quand on cesse d’aimer.

 

ADELAIDE DUFRENOY

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MA LIBERTE

 

 

 

 

Ma liberté
Longtemps je t’ai gardée
Comme une perle rare
Ma liberté
C’est toi qui m’as aidé
A larguer les amarres
Pour aller n’importe où
Pour aller jusqu’au bout
Des chemins de fortune
Pour cueillir en rêvant
Une rose des vents
Sur un rayon de lune
Ma liberté
Devant tes volontés
Mon âme était soumise
Ma liberté
Je t’avais tout donné
Ma dernière chemise
Et combien j’ai souffert
Pour pouvoir satisfaire
Tes moindres exigences
J’ai changé de pays
J’ai perdu mes amis
Pour gagner ta confiance
Ma liberté
Tu as su désarmer
Mes moindres habitudes
Ma liberté
Toi qui m’as fait aimer
Même la solitude
Toi qui m’as fait sourire
Quand je voyais finir
Une belle aventure
Toi qui m’as protégé
Quand j’allais me cacher
Pour soigner mes blessures
Ma liberté
Pourtant je t’ai quittée
Une nuit de décembre
J’ai déserté
Les chemins écartés
Que nous suivions ensemble
Lorsque sans me méfier
Les pieds et poings liés
Je me suis laissé faire
Et je t’ai trahie pour
Une prison d’amour
Et sa belle geôlière
Et je t’ai trahie pour
Une prison d’amour
Et sa belle geôlière

 

SERGE REGIANNI

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AIME MOI

 

Danser, du regard et des mains apprivoiser
Une proposition, un pour parler, une invitation a tout oublier
Tanguer, comme les radeaux dérivent, les canoës
Comme le vin ennivre, se griser, comme un tango, tanguer se renverser
Tomber, comme l’oiseau porte par les grands vents
Comme le bateau au fond de l’océan, comment choisir de vivre le néant
Aime-moi {ou ou} aime-moi {ou ou ou ou}
Aime-moi {ou ou yeah} aime-moi {ou ou}
Danser, fermer les yeux ne surtout plus penser
Du bout des doigts te toucher te troubler
Dire que je danse, mais t’apprivoiser
Tomber, dans cet orage mourir foudroyé
Dans ce volcan, me perdre et m’y brûler
Mourir d’amour et en ressusciter
Comme une parenthèse, une pose une trêve, un vide ou je me noie
{ Aime-moi }
Comme l’amour en rêve sans interdit sans règle ne plus penser qu’a ça
{ Aime-moi }
Et comme un sacrilège assouvir le cortège de mes désirs de toi
{ Aime-moi }
Et j’arrête le temps respire a contre temps ne respire presque pas
Aime-moi
Je trace le chemin de la bouche de mes mains te dessine la voie
Aime-moi
Et c’est moi qui décide qui t’emmène et te guide et dispose de toi
Aime-moi
Te manger comme une pomme qu’on croque et abandonne te prendre comme un homme
Aime-moi
Je connais la manière et comment il faut faire pour trouver la lumière
Aime-moi {ou ou} aime-moi

BARZOTTI

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NAUGHTY GIRL

 

 

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POEME DE NOEL

De toute les nuits elle est la plus belle
Une nuit magique où toute chose devient merveille
Beaux cadeaux généreux et douce joie d’être ensemble pour faire la fête
Un réveillon qui illumine les yeux des enfants qui le Père Noël guettent
Telle est la recette du bonheur familial en cette soirée géniale
Tel est ce moment de partage où les intentions ne sont qu’amicales
Les amoureux ont leurs coeurs pleins de tendres voeux pour être heureux à deux
Les amis s’écrivent de sincères messages de voeux, des souhaits chaleureux
Que ce poème de Noël vous accompagne durant les fêtes de fin d’année
N’oubliez jamais que le plus beau cadeau est celui d’être aimé
N’oubliez jamais que la plus belle aventure est celle d’aimer

 

POETE INCONNU

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TON SOUVENIR EST UN LIVRE

Ton Souvenir est comme un livre bien aimé,
Qu’on lit sans cesse, et qui jamais n’est refermé,
Un livre où l’on vit mieux sa vie, et qui vous hante
D’un rêve nostalgique, où l’âme se tourmente.

Je voudrais, convoitant l’impossible en mes voeux,
Enfermer dans un vers l’odeur de tes cheveux ;
Ciseler avec l’art patient des orfèvres
Une phrase infléchie au contour de tes lèvres ;

Emprisonner ce trouble et ces ondes d’émoi
Qu’en tombant de ton âme, un mot propage en moi ;
Dire quelle mer chante en vagues d’élégie
Au golfe de tes seins où je me réfugie ;
Dire, oh surtout ! tes yeux doux et tièdes parfois
Comme une après-midi d’automne dans les bois ;
De l’heure la plus chère enchâsser la relique,
Et, sur le piano, tel soir mélancolique,
Ressusciter l’écho presque religieux
D’un ancien baiser attardé sur tes yeux.

ALBERT SAMAIN

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SAPES COMME JAMAIS

 

Ma question est ce que les soldes servent à quelques choses aujourd’hui ?

alors que toute l’année y a des propositions par mail, sms de commerçants et internet nous propose des ventes privées.

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MON REVE FAMILIER

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D’une femme, et que j’aime, et qui m’aime

Et qui n’est, chaque fois ni tout à fait la même,

Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend

Car elle me comprend, et mon cœur est transparent

Pour elle seule hélas! cesse d’ être un problème

Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême

Elle seule, sait les rafraichir en pleurant

Est elle brune,  blonde ou rousse? – Je l’ignore

Son nom je me souviens, il est doux et sonore

Comme ceux des ainés que la vie exila

Son regard est pareil aux regards des statues

Et, pour sa voix lointaine, et calme, et  grave, elle a

L’inflexion des voix chers qui se sont tues

VERLAINE

 

 

 

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LA PAUVRE FLEUR DISAIT AU PAPILLON

La pauvre fleur disait au papillon céleste

Ne fuis pas !

Vois comme nos destins sont différents, je reste

Tu t’en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes

Et loin d’eux

Et nous nous ressemblons, et l’on dit que nous sommes

Fleurs tous deux :

Mais hélas! l’air t’emporte et la terre m’enchaine

Sors cruel!

Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine

Dans le ciel!

Mais non, tu vas trop loin. Parmi des fleurs sans nom

Vous fuyez!

Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre

A mes pieds!

Tu fuis, puis tu reviens, puis tu t’en vas encore

Luire ailleurs,

Aussi tu me trouves à chaque aurore

Toute en pleurs

oh pour notre amour cours des jours fidèles

O mon roi,

Prend comme moi racine, ou donne moi des ailes

Comme à toi

VICTOR HUGO

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JE TE LE DONNE

Je ne sais pas faire

J’ai beau mentir tout me ramène à toi

Je ne sais pas faire quand t’ es pas là

Je ne sais pas faire

J’ai beau sourire quand on parle de toi

Je ne sais pas faire quand t’es pas là

Je n’ai plus rien à perdre

Rien à gagner

Je n’ai plus de peine

Plus rien à pleurer

Rien c’est déjà trop

Tout me semble faux quand t’es pas là

Ca ne compte pas

Quand t’es pas là, toi

Là,ou les mots font s’aimer les hommes

Si tu l’entends ça je te pardonne

Quand t’es pas là, toi

Là, ou les autres ont le cœur qui cogne

Si tu veux, prends le je te le donne, je te le donne

 

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