SAPES COMME JAMAIS

 

Ma question est ce que les soldes servent à quelques choses aujourd’hui ?

alors que toute l’année y a des propositions par mail, sms de commerçants et internet nous propose des ventes privées.

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MON REVE FAMILIER

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D’une femme, et que j’aime, et qui m’aime

Et qui n’est, chaque fois ni tout à fait la même,

Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend

Car elle me comprend, et mon cœur est transparent

Pour elle seule hélas! cesse d’ être un problème

Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême

Elle seule, sait les rafraichir en pleurant

Est elle brune,  blonde ou rousse? – Je l’ignore

Son nom je me souviens, il est doux et sonore

Comme ceux des ainés que la vie exila

Son regard est pareil aux regards des statues

Et, pour sa voix lointaine, et calme, et  grave, elle a

L’inflexion des voix chers qui se sont tues

VERLAINE

 

 

 

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LA PAUVRE FLEUR DISAIT AU PAPILLON

La pauvre fleur disait au papillon céleste

Ne fuis pas !

Vois comme nos destins sont différents, je reste

Tu t’en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes

Et loin d’eux

Et nous nous ressemblons, et l’on dit que nous sommes

Fleurs tous deux :

Mais hélas! l’air t’emporte et la terre m’enchaine

Sors cruel!

Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine

Dans le ciel!

Mais non, tu vas trop loin. Parmi des fleurs sans nom

Vous fuyez!

Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre

A mes pieds!

Tu fuis, puis tu reviens, puis tu t’en vas encore

Luire ailleurs,

Aussi tu me trouves à chaque aurore

Toute en pleurs

oh pour notre amour cours des jours fidèles

O mon roi,

Prend comme moi racine, ou donne moi des ailes

Comme à toi

VICTOR HUGO

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JE TE LE DONNE

Je ne sais pas faire

J’ai beau mentir tout me ramène à toi

Je ne sais pas faire quand t’ es pas là

Je ne sais pas faire

J’ai beau sourire quand on parle de toi

Je ne sais pas faire quand t’es pas là

Je n’ai plus rien à perdre

Rien à gagner

Je n’ai plus de peine

Plus rien à pleurer

Rien c’est déjà trop

Tout me semble faux quand t’es pas là

Ca ne compte pas

Quand t’es pas là, toi

Là,ou les mots font s’aimer les hommes

Si tu l’entends ça je te pardonne

Quand t’es pas là, toi

Là, ou les autres ont le cœur qui cogne

Si tu veux, prends le je te le donne, je te le donne

 

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LE VIOLON BRISE

 

Aux soupirs de l’archet béni

Il s’est brisé, plein de tristesse,

Le soir que vous jouiez comtesse

Un thème de Paganini

Comme tout choit avec prestesse

J’avais un amour infini

Ce soir que vous jouiez comtesse

Un thème de paganini

L’instrument dort sous l’etroitesse 

De son étui de bois verni,

Depuis le soir ou, blonde hotesse

Vous jouates Paganini
Mon cœur repose avec tristesse

Au trou de notre amour fini

Il s’est brisé le soir comtesse

que vous jouiez Paganini

Emile Nelligan

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AMITIE

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LES PIECES D EAU

Les pièces d’eau, songeant dans les parcs taciturnes,
Dans les grands parcs muets semés de boulingrins,
S’aigrissent ; et n’ont plus pour tromper leurs chagrins
Qu’un décalque de ciel avant les deuils nocturnes ;

Une fête galante en nuages mirés,
En nuages vêtus de satin soufre et rose
Qui s’avancent noués de rubans et parés
Pour quelque menuet ou quelque apothéose :

Nuages du couchant en souples falbalas ;
Atours bouffants, paniers sur des hanches aiguës,
Tout se mire parmi les vasques exiguës ;
Et le siècle défunt revit dans le coeur las,

Dans le coeur las de l’eau qui soudain se colore
Et croit revoir de belles dames sur ses bords
Le coeur de l’eau des pièces d’eau se remémore,
Lui qui songeait :  » ah ! Qu’il est loin le temps d’alors,

Le joli temps des fins corsages à ramages ! « 
Or ce temps recommence et l’eau revoit encor
Mais pour un court instant, l’ancien et cher décor,
Souvenir qui repasse au hasard des nuages…

Car c’est tout simplement cela, le souvenir :
Un mirage éphémère-une pitié des choses
Qui dans notre âme vide ont l’air de revenir ;
Tel, dans les pièces d’eau, le ciel en robes roses !

GEORGES RODENBACH

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PETITE CASCADE

Nymphe, se revêtant toujours
de ce qui la dénude,
que ton corps s’exalte pour
l’onde ronde et rude.Sans repos tu changes d’habit,
même de chevelure ;
derrière tant de fuite, ta vie
reste présence pure.

RAINER MARIA RILKE
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2O19

JE VOUS SOUHAITE POUR CETTE NOUVELLE ANNEE PLEIN DE BONHEUR ET UNE BONNE SANTE

AVEC L ESPOIR QUELLE SOIT BIEN MEILLEURE QUE CELLE QU ON A LAISSE DERRIERE NOUS

 

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Matin

Charles CROS
1842 – 1888

Matin

 

Voici le matin bleu. Ma rose et blonde amie
Lasse d’amour, sous mes baisers, s’est endormie.
Voici le matin bleu qui vient sur l’oreiller
Éteindre les lueurs oranges du foyer.

L’insoucieuse dort. La fatigue a fait taire
Le babil de cristal, les soupirs de panthère.
Les voraces baisers et les rires perlés.
Et l’or capricieux des cheveux déroulés
Fait un cadre ondoyant à la tête qui penche.
Nue et fière de ses contours, la gorge blanche
Où, sur les deux sommets, fleurit le sang vermeil,
Se soulève et s’abaisse au rythme du sommeil.

La robe, nid de soie, à terre est affaissée.
Hier, sous des blancheurs de batiste froissée
La forme en a jailli libre, papillon blanc.
Qui sort de son cocon, l’aile collée au flanc.

A côté, sur leurs hauts talons, sont les bottines
Qui font aux petits pieds ces allures mutines,
Et les bas, faits de fils de la vierge croisés,
Qui prennent sur la peau des chatoiements rosés.

Epars dans tous les coins de la chambre muette
Je revois les débris de la fière toilette
Qu’elle portait, quand elle est arrivée hier
Tout imprégnée encore des senteurs de l’hiver.

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